Confidences

L’hyperémèse gravidique, mon début de grossesse au fond de ma cuvette.

L’hyperémèse gravidique ou vomissements incoercibles quesako ?

Des vomissements en début de grossesse ? Rien de plus normal, me direz-vous ! Et j’entends encore les réflexions et les commentaires :

« Ah ! toi aussi tu vomis ! j’ai vécu la même chose, je vomissais tous les matins ! »

« Tu as de la chance toi, ça n’a duré que 3 mois, je connais quelqu’un qui a vomi jusqu’à son accouchement. »

Ces remarques qui te font prendre conscience que ce dont tu as souffert est méconnu, mais que c’est également très difficile à faire reconnaître.

Cette maladie touche moins de 2% des femmes enceintes.  On ne parle pas de simples nausées ou de vomissements éparses, il s’agit d’être continuellement malade et de vomir nuit et jour, 5 à 10 fois, sans moment de mieux être, entraînant une perte de poids dépassant 5 % et pouvant conduire à une hospitalisation.

Mon témoignage.

Mes symptômes…

Le premier mois, tout s’est passé sans encombre, quelques nausées et vomissements comme la plupart des femmes enceintes. Mais rien d’alarmant.

Et quasiment du jour au lendemain, j’ai été terriblement malade. Nauséeuse au point de rester dans mon lit sans bouger. Pour vous donner une idée, c’était comme lorsque vous vous retrouvez sur le pont d’un bateau avec un mal de mer qui vous laisse prostré au dessus de votre sac à vomi, attendant de rejoindre enfin la terre ferme. Ou lorsque vous avez abusé de la fête et qu’allongé sur votre lit, vous priez Dieu pour être au jour suivant en promettant de ne plus jamais recommencer à boire autant… Vous savez, ces nausées qui font que vous ne supportez plus un seul mouvement de votre corps, ni une seule parole de votre entourage. Vous restez dans le noir, seul et vous attendez.

La différence avec l’hyperémèse, et ce n’est pas la moindre, c’est que vous attendez et que rien ne change. Vous devenez prisonnier de votre corps malade, assomé par ce mal être continu. Clairement, vous devenez handicapé et vous vous coupez du monde.

Vous pensez que ça ne peut que s’améliorer, sauf que quelques jours plus tard, s’ajoutent les vomissements. Oh pas de simples vomissements, des vomissements violents avec toutes les conséquences qu’ils entraînent et dont je vous épargnerai les détails, par pudeur et dignité.

Evidemment, vous ne savez plus manger. Et boire c’est encore pire ! Mais il faut pourtant nourrir ce corps et ce bébé qui a tant besoin de vous. Alors tout se joue au mental. Vous avalez de toutes petites quantités d’ingrédients les plus neutres possible (pommes de terre essentiellement pour moi). Puis, tel un sportif de haut niveau, vous commencez la lutte contre le rejet. Vous savez que ça va finir par sortir, mais il s’agit de garder le plus longtemps possible ce que vous avalez pour que votre corps y gagne quelques nutriments… Parfois, vous vomissez immédiatement, ça fait très mal, et vous devez remanger. C’est le pire scénario. Parfois vous réussissez à tenir 2 heures avant de vous précipiter aux toilettes. Et là, c’est une victoire.

La vie entre parenthèses.

Puis, petit à petit, vous perdez votre poids et votre énergie. Vous faites des malaises, ne savez plus monter les escaliers sans vous asseoir sur les marches en plein milieu pour faire une pause, ne pouvez plus conduire, ne pouvez plus tenir une conversation, …ne pouvez plus rien faire, vous n’existez plus, vous êtes perdus dans le noir de votre chambre ou dans les toilettes. On vous demande si vous vous ennuyez, mais non, vous ne vous ennuyez pas, vous êtes trop malade pour ça. Vous êtes dans le présent, tout entier à la gestion de votre souffrance…Vous êtes complètement dépendant de votre entourage qui doit continuer à vivre sans vous. Si vous avez de la chance, votre conjoint et votre famille se relaient pour faire le ménage, les courses, les repas, s’occuper des enfants, … (….Mes enfants…je n’en parlerai pas tant c’est une souffrance de n’avoir pas pu être là pour eux et qu’ils aient été témoins de ces longs mois de calvaire.)

Jusqu’au jour où vous n’arrivez plus à rien avaler…

Ce jour là, vous êtes hospitalisés. Vous avez perdu 7 kilos en un mois et demi. Vous êtes à bout de force.

Mon hospitalisation.

Pour cette partie de mon récit, je vais reprendre la première personne car j’ai vécu une très mauvaise expérience et je refuse d’en faire une généralité. J’admire les personnes soignantes et je suis certaine que ce qui s’est mal passé est la conséquence d’un manque de connaissance sur l’hyperémèse, une absence de protocole de prise en charge de cette pathologie et des conditions de travail difficiles (clairement, tout le personnel était débordé et sous tension).

La gynécologue a pris la décision de me perfuser. Une libération psychologique de courte durée :  ne plus devoir manger, une pause pour ce corps meurtri mais qui malheureusement m’a mené vers une descente aux enfers. Petit à petit, mon corps m’a lâché. Je ne savais presque plus me lever et je me sentais partir alors que j’étais allongée, ces malaises étaient terrifiants. L’équipe médicale ne passait que pour prendre ma tension et changer ma perfusion. Pas le temps pour un regard, une parole, une attention pour ce corps amorphe gisant sur le lit. Pourtant, derrière ce corps, je suis bien là. Je ne mange plus, je n’ai pas la force de me laver. Sans l’aide de mon mari, je serais restée habillée comme au jour de mon arrivée pendant 5 jours. 5 jours d’hospitalisation durant lesquels j’ai été méprisée. Mon donormyl, pourtant prescrit par la gynécologue ne m’a jamais été fourni… Heureusement, mon mari, excédé s’en est chargé. Les nausées n’ont pas cessé, excepté une nuit durant laquelle une sage femme de garde a eu pitié de moi et m’a fait une perfusion de primperam. Le lendemain, la gynécologue a refusé de continuer ce traitement et m’a proposé une consultation avec un psychologue. Et là, vous avez les sentiments de colère et de désespoir qui se mêlent en vous. Je n’ai pas eu la force de polémiquer, cette professionnelle était clairement dans le déni de ma pathologie ou alors se sentait-elle démunie ? Elle m’a bien parlé du Zophren, ce traitement initialement proposé pour les nausées causées par les chimios. Mais, sans recommandations clairement établies par la médecine française, elle n’a pas souhaité prendre le risque de me le prescrire. En France, contrairement à certains pays étranger, il n’existe pas de protocole pour traiter ces nausées incoercibles. Alors, comme dans l’histoire de toutes les maladies face à un vide médical, il est facile de sortir la carte du psychologique.

Bref… Mon mari et mon père, inquiets de me voir aussi mal, m’ont sorti de cette clinique. Ils m’ont ramené à la maison… Ils m’ont ramené à mon humanité.

 

Le donormyl jusqu’à la fin du calvaire.

J’ai essayé l’hypnose. Mais une séance, c’était peu et il était trop difficile de trouver la force de me rendre aux consultations.

Seul le donormyl m’a aidé. Il s’agit d’ un somnifère autorisé aux femmes enceintes. Il me permettait d’avoir une courte parenthèse sans vomissement la nuit et de pouvoir dormir. Je l’ai pris tous les jours jusqu’à l’arrêt des vomissements. Car oui, un jour le miracle s’est produit, c’était la fin de l’enfer, à presque 4 mois de grossesse. 

2 mois avant le jour J… je revis et bébé va bien.

La période qui a suivi n’a pas été simple. Il a fallu retrouver de l’énergie, me remuscler, palier à mes carences et anémies. Petit à petit, j’ai remonté la pente. J’ai mis du temps à pouvoir marcher et tenir debout suffisamment longtemps pour pouvoir aller chercher mes enfants à l’école ou faire mes courses. Aujourd’hui, je suis à deux mois de mon accouchement et je commence à voir le bout du tunnel. Chaque jour qui passe, je sens la vie grandir en moi  :  celle de mon bébé et la mienne aussi. Ce retour à la vie dans mon corps et dans ma famille aussi, des retrouvailles avec mes enfants, mon conjoint, mes amis. Et ce besoin de témoigner pour toutes celles qui vivent la même chose que moi.

Trouver de l’aide… 

Combien osent parler de ce calvaire ?  Certaines femmes l’ont fait sur le site 9 mois avec ma bassine. Mais, cela reste rare en France, alors qu’au Canada ou dans d’autres pays ce n’est pas tabou. Il existe même des livres en anglais pour expliquer l’hyperémèse gravidique aux enfants.

Pourquoi sommes nous ignorées par le corps médical. On nous demande de prendre notre mal en patience et pire on nous fait parfois croire que c’est psychologique. Alors forcément, les bouches se ferment et certaines femmes mettent fin à leur grossesse. C’est la triste vérité.

Mais la réalité, c’est que cette pathologie peut être prise en charge dans la dignité et le respect des femmes et de leur bébé. Ils le font ailleurs, pourquoi pas chez nous ? 

En faisant des recherches, en lisant des témoignages, j’ai découvert que certains rares médecins s’intéressent à ce problème et proposent une vraie prise en charge . A Lille, c’est le cas notamment du professeur Philippe Deruelle. Pour plus d’informations je vous laisse consulter l’article d’ Emilie Gillet, publié dans Profession Sage femme numéro 224, en avril 2016. Vous y découvrirez par exemple le point de vue du CRAT, la confirmation que cette maladie n’est pas psychologique, le fossé entre les prises en charge du Canada ou des Etats-Unis et celles de la France. Mais surtout, l’importance de communiquer sur ce problème et sur le manque d’informations auprès du corps médical français. Mon espoir est que la Haute Autorité de Santé fasse une étude sur l’ hyperémèse gravidique afin de  valider un protocole de prise en charge comblant ainsi le vide médical à ce sujet… Pour que les prochaines malades, ne vivent plus jamais ce calvaire.

 

Petite parenthèse  :  message adressé à tous les soignants.

De cette expérience, je garde en tête l’importance du rôle des soignants dans la prise en charge des patients « inertes », les handicapés ou ceux qui comme moi n’ont plus la force de bouger, ni de sourire. Une simple parole empathique, une caresse, un encouragement, un échange de regard compatissant,  un sourire, ramènent ces corps à leur humanité. Je l’ai vécu et je peux vous assurer qu’il y a de la vie à l’intérieur de ces corps et que mépriser cette vie fait de terribles dégâts… Perte de dignité, perte d’identité, perte d’humanité. Tout ça doit mener très vite à la perte de l’envie de vivre. Merci à celles et ceux qui en ont conscience et qui adaptent leur pratique professionnelle à cette dimension humaine primordiale. Merci à celles et ceux qui y penseront dans leurs futures prises en charge.


Remerciements :
Merci à mon conjoint, mon papa, ma maman et mes enfants pour leur amour, leur patience et leur aide.
Merci à ma sage femme pour sa prise en charge et son amitié.
Merci à celles et ceux qui ont compris mon absence et mon silence sans me juger et qui ont répondu présent lorsque j’ai commencé à sortir la tête de l’eau.
Merci à ma Chef et mes collègues qui me soutiennent malgré mon arrêt de travail.
Merci à ma pharmacienne pour sa compassion.
Merci à l’aide soignante qui m’a simplement demandé si j’allais m’en sortir à la maison.
Merci à vous lecteurs, d’avoir pris le temps de me lire et de vous intéresser à cette pathologie à faire connaître et reconnaître.

 

58 Comments

  1. Lizzie

    Merci pour ce témoignage. Grossesse HG pour moi aussi et j’espère vraiment qu’un jour cette pathologie sera mieux traitée. Un article très beau et très juste : )
    J’ai eu la chance d’avoir un médecin traitant qui m’a prescris donormyl et primpéran pour « survivre » les 4ers mois. Puis les vomissents ont diminué en intensité, mais n’ont jamais cessé, jusqu’au bout, jusque sur la table d’opération pendant la césarienne.
    La « délivrance » a tout son sens pour nous quand bébé est enfin dans nos bras !

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    1. Mothertrotter Author

      Oh des vomissements jusqu’au bout ! C’est terrible ! J’ai conscience que j’ai la chance que pour moi ça s’est arrêté avant. Merci de rappeler que ce n’est pas le cas de toutes les malades. Je n’en parle pas dans mon article, et c’est une information très importante. Merci pour ton témoignage !

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  2. caro

    Donormyl jusqu’à 6 mois 1/2 et je comprends tellement cette souffrance et le coup de « moi aussi j’avais des nausées le matin », pas la force de dire que j’aurais adoré les nausées!!
    Bravo pour ton courage et surtout d’avoir supporté le poids de la culpabilité qui s’additionne! les médicaments, le fait de ne pas se sentir mère mais malade et de ne pas pouvoir gerer les autres petits chatons!

    une warrior!!!

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  3. Mauve

    Ton article m a touché. Ma fille a maintenant 1 an mais j ai vécu l HG et c était très dur. Ce sentir diminuée enfermée dans un corps qui nous lâche.
    Culpabiliser car on ne peut pas apporter ce qu il faut à notre bébé ni à nos enfants déjà là. Cette impuissance m a tellement fait souffrir au point de me sentir nulle de ne pas avoir une grossesse normale…
    Il y a beaucoup de progrès à faire en France pour la prise en charge de cette maladie. Car oui c est une maladie et pas « dans notre tête » comme certains aiment à le penser.

    Je te souhaite une belle rencontre avec ton bébé après toutes ces épreuves.

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    1. Mothertrotter Author

      Je suis heureuse d’avoir ton témoignage et merci pour ton message. La rencontre avec bébé est la plus belle récompense, et un soulagement de pouvoir voir qu’il est en bonne santé malgré les épreuves traversées, j’ai hâte !
      Espérons que les choses changent en France. Je pense que témoigner est le meilleur moyen pour ça. Continuons à partager notre expérience pour sensibiliser le plus grand nombre.
      Bonne continuation avec ta princesse !

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  4. Mel

    J’ai l’impression que c’est moi qui est écrit ce récit..
    Tellement de mauvais souvenirs d incompréhension de la part de beaucoup de proches..
    Heureusement que j’avais mon chéri et ma mère !
    Et oui quand je l’a vois maintenant 8mois si belle je me dis que c’est vraiment ma plus belle récompense..
    Courage à vous et belle rencontre

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  5. Zoboyan

    Bonne fin de grossesse à toi et merci pour ton histoire: c est exactement ce que j’ai vécu sauf que ma famille (à part mon mari) ne m’ont pas comprise et et aidée.

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    1. Mothertrotter Author

      Je suis triste de lire ça. C’est vrai que seules les personnes qui vivent avec nous peuvent se rendre compte que c’est grave. Heureusement que ton mari t’a soutenue.

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  6. Caraloula

    Bonjour,
    Je me retrouve tellement dans ce témoignage…
    Deux grossesse HG pour moi , j’ai eu la force de recommencer en pensant que ça irait mieux la deuxième fois (identification tardive d’une hyperthyroîdie associée lors de la 1ère grossesse, je pensai que le traitement améliorerai les choses pour la deuxième… ça n’a pas été le cas).
    Tu n’as donc pas eu d’HG pour tes premiers enfants???
    Bon courage pour la fin !

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    1. Mothertrotter Author

      Malheureusement si, HG pour mes 3 grossesses. Et je peux dire que chaque grossesse a été de plus en plus difficile. Je n’ai pas osé en parler dans mon article pour ne pas décourager les malades, mais lorsqu’on a vécu une HG, elle récidive souvent aux grossesses suivantes. Je n’aurai pas de 4ème enfant…

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      1. Yasmine

        Je confirme elle s’aggrave vraiment moi c’est ma deuxième grossesse et je vs confirme que je vois mnt ma première grossesse comme une grossesse normale comparée a celle la mm si jai vomis pendant l’accouchement loll oui.. moi le 3ème ??????????? Je dirais pas non au don de dieu mais je ferai tout pour pas en avoir a galérer encore une fois..

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  7. Yasmine

    Et beh merci pour les larmes lol j’ai pleuré car j’ai vécu exactement la même chose 6 kg de perdu a 2mois d grossesses 5jours d’hospitalisation ds le noir déshydratée avec une atteinte du foie du aux vomissements aggravés. Même chose sauf que a l’hôpital chu de strasbourg j’étais bien prise en charge mm si jetais seule ds ma galère mais elles etaient toutes gentilles et savaient ce que javais.. bon mais ca les a pas empêché de menvoyer une psychologue qui ma dit si javait l’intention de mettre fin a ma grossesse .. je vous dis pas le sentiment qu’on a quand on essaye de vous faire porter le chapo alors que je fais tout pr me maintenir en vie.. bref une interne a eu l’idée de me prescrire LE DONORMYL Et tt comme vous j ss au 5eme mois de grossesse et comme par magie apres 2bons mois d prise continue les vomissements aggravés ont cessé et la je ne vomis que le matin ac kelk nausées.. voila tu as résumé tt ce que jai enduré comme si jetais toi. C’est vrai que les propos des gens nous aident pas a nous en sortir mais moi jetais soutenu par mon mari et ma famille et ca aide beaucoup.. le donormyl est un remède miracle et je remercie aussi dieu de m’avoir donné la force de surpasser tt ca.. je suis contente pour toi aussi . Merci encore de ton témoignage

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  8. Lucie

    Merci pour ce témoignage dans lequel je me retrouve tellement! Pour ma première grossesse j’ai découvert le donormyl à mon 3ème mois et j’en ai pris jusqu’à l’accouchement et pour ma deuxième grossesse j’en ai pris des le début. Les 3 premiers mois ont été moins inhumains (je trouve le terme très approprié) mais les nausées ont duré jusqu’à la fin, avec des vomissements de temps en temps… je recommençais à perdre du poids en fin de grossesse. .. je suis admirative de votre courage et de votre volonté, pour ma part j’aurais souhaité avoir 3 enfants mais je ne pense pas avoir la force de revivre ça. Merci d’en parler, c’est capital pour que les choses bougent!

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  9. Julie

    Merci pour ton post, j’aurai tellement aimé le lire pendant ma grossesse, je me serai sans doute sentie moins seule au monde pendant ce calvaire.
    L’ incompréhension totale du corps médical, de notre entourage mais surtout de nous même n’aide en rien.
    Le fait de mettre un nom sur l’HG est un début, j’espère que le reste suivra comme au Canada…

    En tout cas UNE chose positive : quand on a notre merveille dans les bras on oublie tout

    Bonne continuation à toi!

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  10. Camille

    Si difficile de sentir la souffrance de son amie chère et de se sentir totalement impuissante… on voudrait aider mais on sent bien que l’on ne peut pas faire beaucoup… quel courage tu as eu!
    La déshumanisation des soins est un drame vécu par trop de malades, heureusement tu étais soutenue par ton mari et tes parents.
    Lire ces mots est bouleversant, je suis heureuse de voir bientôt votre merveille de bébé!
    Et bravo pour ce beau texte engagé qui, j’en suis certaine, aidera d’autres mamans malades comme tu l’as été. (Et peut-être que certains soignants le liront aussi…)

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  11. Hinet

    Je suis en train de vivre une grossesse HG, pour mon premier bébé j’avais déjà été assez malade ( plus que les nausées matinales…) Mais javais plutot tenue le coup et ne connaissais pas l’HG. La je suis à 11 semaines, perdue 10 kg et hospitalisée quelques jours on m’a mis du zophren en perfusion puis en comprimé pendant 1 semaine, un miracle je remangeais sans vomir mais des le traitement terminé patatras, je retourne à l’hôpital Mais le gynécologue ne me garde pas il me represcrit du zophren jusqu’il y’a 3 jours et depuis hier rebelote, je ne sais même plus qui allez voir tous les médecins semblent impuissant ou bien pas concernés, et puis jai beau demander si le zophren peut être dangereux pour le bébé on me réponds non Mais il ne faut pas trop en prendre … je suis comme résignée mais lire ce témoignage me permet de me sentir Bcp moins seule alors merci beaucoup

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    1. Mothertrotter Author

      10 kilos…ma pauvre ! Heureusement que tu as eu une prise en charge efficace, même ponctuellement, c’est déjà ça. Il faut continuer à réclamer de l’aide à ton gynécologue. Bon courage !

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  12. Emi reih

    Quelle témoignage poignant !
    Quelle « soulagement » de vous lire. Je viens actuellement la même situation que vous ! Je suis toujours au bord des larmes. Je me sens coincé dans mon corps. Depuis la 4 immense semaine tout à commencé ! Impossible de me lever de mon lit ( prendre la douche un calvaires totale) Je suis allé consulté le médecin croyant que j’avais attrapé la gastro suite au épidémie. Les jours suivant ont été une calamité. Je suis quand même allé travaille, mais je ne « brillait » pas. Je ne compte même plus le nombre de fois j’ai du me plaindre à mes collègues que je me sentais deprime ni meme le nombre de fois je m’absentais au WC pour aller vomir. Impossible de prendre un petit dejeuner un repas en fractionne ni meme de la boisson. Jai repris rdv chez le médecin. Lui explique mon cas que rien ne passe ni même avec du Primperan. (J’en suis déjà à 3 semaines de vomissement, tout se compte même les jours tellement je suis mal dans ma peau). Elle prend mon poids j’avais perdu 3k. Mis en arret une semaine. Rester alite dans le noir sans voir trop de monde. C’est vraiment dur

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  13. Angeline

    Je me reconnais parfaitement dans beaucoup de témoignages. Il est temps que l’on prenne au sérieux et en charge la souffrance physique et morale extrême des futures mamans atteintes de HG. Encore aujourd’hui je considère ma grossesse (ou les symptômes endurés) comme une maladie n’en déplaise à mon médecin traitant et tant d’autres. Il y a des médicaments pour tout aujourd’hui : pourquoi laisser souffrir les femmes à ce point, les laisser crever de faim, handicapées au fond de leur lit, à l’abandon, et qui plus est en les culpabilisant ? Après tout, les femmes ne sont-elle spas faites pour ça depuis la nuit des temps : donner la vie et souffrir. Quel mépris pour les femmes et quel obscurantisme. Je suis sortie de ma grossesse détruite moralement et extrêmement affaiblie physiquement et 3 ans après, je me reconstruis encore… Autant dire qu’une nouvelle grossesse n’est malheureusement pas au programme. J’ai dû songer la la GPA ou à l’adoption. Je n’ai pas de réponse à ce jour. Quoique les retours sur le Zophren me redonneraient presque un peu d’espoir. Il faudrait dans ce cas avoir l’assurance de trouver un médecin-héros qui accepte de les prescrire en bravant la frilosité et l’indifférence criminelle ambiante.

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  14. justine

    merci pour cet article criant de vérité !
    2ème grossesse HG pour moi, vomissements pendant 3 semaines, 2*4 jours d’hospitalisation, – 10kg, je n’en pouvais plus et j’ai eu des idées noires envers ce petit bébé qui n’y est pr rien… mais j’étais tellement mal que personne n’écoute ! la seule réponse apportée c’est « c’est psychologique, un rejet du bébé… vous vouliez vraiment etre enceinte ??? » bande de cons !
    jusqu’au moment ou enfin j’ai eu du zophren et les vomissements se sont arretés. aujourd’hui 14 SA, les nausées sont quotidiennes, toute la journée mais je peux manger et boire.

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  15. Luisa

    Bonjour à toutes,
    Tous d’abord merci pour vos témoignages, je ne me réjouis évidemment pas de votre expérience, mais ça fait tellement de bien de me reconnaitre dans vos récits, parceque le problème n°1 de l’HG est bien l’ absence de reconnaissance!
    Je suis en plein dedans et c’est l’enfer. Enceinte de 2 mois, ça fait 1 mois jour pour jour que je vomis une dizaine de fois par jour – pas un seul jour de répit! J’ai perdu 5kg et toute mon autonomie avec. Je suis bonne à rien. Je suis clouée au lit dans l’espoir de ne pas trop vomir si j’arrive à rester immobile, et pourtant…
    Je ne sors que pour mes RDV médicaux et je n’ose pas y aller seule car cela me demande trop d’effort et puis sortie=malaise assuré. Et oui, mon compagnon doit perdre des heures de boulot pour pouvoir m’accompagner. Quelle chance qu’il soit là! C’est devenu l’homme à tout à faire et je me rend bien compte de comment tout cela l’affecte. L’HG est un poison non seulement pour celle qui la vit mais pour son entourage également, j’en suis convaincue.
    « Enfer », « poison », des mots durs pour décrire cette phase de ma vie que j’attendais pourtant avec autant d’impatience! J’ai eu le droit, moi aussi, au « c’était une grossesse désirée? ». Oui, oui, OUI! Mais voila, l’HG gâche mon bonheur, c’est un fait.
    J’en veux à cette médecine qui n’a pas de solutions pour me soulager. Elle ne sait pas quoi faire et je subis. Pour ma part, j’ai essayé le vogalène, le primpéran et le donormyl mais hélas tous ont été inefficaces. Je viens de débuter le mopral car je vomis du sang. J’ai essayé toutes les petites astuces (gingembre, fractionner, ne pas être à jeun, etc etc.) et rien ne marche, c’est désespérant, et je pleure à chaque échec.
    Je ne veux voir personne, je refuse les visites, j’éteins mon téléphone, je ne réponds que par textos car les conversations me fatiguent et, souvent, m’énervent. Mon entourage n’y est pour rien mais rien qu’un « ça va mieux? » me blesse.
    Cette HG est un enfer et encore je vous épargne les détails. Mais ce bébé je le veux et je tiendrai bon jusqu’au bout pour lui.
    Merci et bon courage à vous*

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    1. Mothertrotter Author

      Bravo pour ce que vous faites pour votre bébé. Tenir bon pour lui, c’est ce qui nous fait résister. Courage, bébé est dans mes bras aujourd’hui et ça vaut le coup de se battre pour ce bonheur.

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  16. Santos

    MERCI!!!!En lisant les larmes ont coulé et mon histoire a refait surface…pour Moi cela aura duré 7 mois 1/2…j’ai accouché à 34 demain…sous Largactil,dans l’ignorance des médecins meme celui qui me l’a prescrit,hospitalisée 10 jours(ds le noir,visite interdite sauf la psy…),perdu 12 kilos…Et La peur de rencontrer CE bebe!!!
    Seul mon mari,ma fille aînée et mes parents ont pu se rendre compte de tt ce désespoir et ce mal être…
    Ma délivrance:Lucie…son regard…l’instinct maternel a repris le dessus!!!!
    En effet trop peu de personne ont connaisssnce de cette MALADIE…
    Merci encore…
    Magalie…

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    1. Mothertrotter Author

      Bravo ! Tu as tenu 7 mois, c’est impressionnant. Lucie et toi, vous aurez toujours ce lien fort qui a été scellé par ce regard au moment de votre rencontre et qui fait que d’un coup on se dit que ça valait le coup de tenir.

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  17. Santos

    J’ai tenu 7 mois parce que ma pépette a décidé d’arriver plus tôt…je pense pour me libérer!Je ne sais pas sinon ce qui serait arriver…j’étais au bord d’un précipice:physiquement et surtout mentalement.Je culpabilise encore de ttes ces pensées noires…Demain Lucie soufflera sa 2eme bougie et le hazard m’a fait lire ta lettre aujourd’hui.
    Cette deuxième grossesse à était un vrai combat et en effet ça valait le coup de tenir jour après jour,nuit apres nuit!

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  18. Sofia

    Un grand merci pour ce témoignage. J ai pleuré, ça m a fait du bien de m y reconnaitre et de comprendre . j ai déculpabilisé. Je vis actuellement ma 2e grossesse avec HG.
    Merci d avoir partagé ton expérience et ces informations si précieuses. C est ce qui fera avancer les choses en France.
    Sais tu s il existe une association travaillant sur cette maladie?

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  19. Carole

    Merci,
    je suis maman de deux petites filles de 4 et 2 ans, et je ne sais pas ce que c’est que de vivre une grossesse sans HG.
    Evidemment, la première fois, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, j’ai perdu 15 kgs, j’ai été hospitalisée 3 fois pendant 1 semaine à chaque fois et la première hospitalisation, je l’ai passé crasseuse car bien évidemment, perfusée au DPL, sans possibilité de me changer, mon mari me faisant des shampoings secs, les aides soignantes me laissant avec un gant et une bassine que je ne pouvais pas utiliser seule, le « sage-femme » ne voulant pas m’aider au bassin, me trainant quasi de force aux toilettes…bref, une épreuve horrible, me faisant « traiter de vomisseuses », et pourtant nous étions nombreuses cet été là, les vomisseuses dans ce service de maternité. Attendre la 3eme hospitalisation pour que quelqu’un me rassure, me disant que je n’allais pas tuer ma fille…et puis au 4eme mois, plus rien, et puis Kate Middleton a souffert d’HG et là, je n’étais plus la sale vomisseuse, j’étais « oh, ma pauvre, tu es comme Kate ». Je remercie Kate Middleton d’en avoir parlé publiquement, parce que ça m’a aidé vis à vis des autres qui me prenait pour une chochotte, comparant ma maladie avec leur « pauvre nausée » matinale, mais moi j’aurai tout donné pour ne plus vomir 26 fois par jour, je me répétais dans les toilettes « OK pour 6 fois par jour, même si ça doit durer les 9 mois »…et puis j’ai eu ma fille, et deux ans après une deuxième, après 4 mois d’enfer, toujours -15 kg mais seulement deux hospitalisations (merci l’acupuncture), plus de DPL mais du PL, le D qui explosait les veines n’était plus dans la perf, Kate Middleton avait sa 2eme HG et on m’appelait plus la vomisseuse, mais mon gynéco refusait toujours le Zophren. Mon mari et mon ainée ont très mal vécu cette période, quittant la maison dès que c’était possible parce que je ne supportait aucune agitation, je m’en voulais tellement…Et aujourd’hui, je voudrais faire un nouvel enfant, j’ai pris RDV avec une gynécologue, qui m’a dit franco, on ne vous guérira pas mais on va tout faire pour que vous ne soyez pas hospitalisée…oui, mais et mon mari et mes enfants, on leur propose quoi comme accompagnement pendant les 4 mois d’enfer qu’il faudra passer. Et Kate, elle fait le 3eme elle?

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    1. Mothertrotter Author

      Quel témoignage. Encore une fois, beaucoup de douleur. Pourrais-tu préciser ce que signifient les DPL PL et D ? Je suis heureuse qu’une gynécologue soit à ton écoute pour ton projet. Je te souhaite une grossesse sans hyperemese

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      1. Carole

        DPL : DOLOSAL, PHENERGAN ET LARGACTIL
        un cocktail qui te shoote, même si tu n’es pas à l’isolement, tu ne réagis plus à l’extérieur, mon mari venait, me parlait et quand il était reparti, je me disais « tiens quelqu’un est venu ». Mais le pire c’était que ce cocktail attaquait les veines, au bout de deux jours, toutes mes veines faciles avaient claqué, et il fallait appeler l’anesthésiste pour qu’il arrive à trouver une nouvelle veine qui accepterait le produit pour les 4 à 6 heures suivantes, avant de claquer elle aussi. J’avais des airs de bibendum Michelin, mes bras pris dans des filets avec des compresses imbibées d’eau chaude et d’alcool, en attendant que ça dégonfle… et heureusement, pour la deuxième HG, plus de D, moins de pb de veine.
        Pas si mal non?

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          1. Carole

            Finalement, je suis contente d’avoir quitté Lille avant d’être enceinte alors…mais bon ton équipe médicale est encore plus archaïque que la mienne, car le protocole DPL est très ancien, datant même d’une époque, OK pas si lointaine où l’HG était considéré comme un pb psy, « einh madame, vous êtes vraiment sûre que vous voulez votre bébé? », quand tu sais que certains couples sans aucune autre solution en sont arriver à des interruptions médicales de grossesses, y compris après une FIV, « vous êtes absolument sûre de le vouloir ce bébé? ». Qui a besoin d’une consultation psy? La psy c’est bien pour rassurer la maman et le papa, leur dire que c’est une maladie, que si on ne peut la guérir, on peut au moins faire en sorte de couvrir les besoins physiologiques du bébé, que oui, c’est très dur mais que non, la maman n’est pas en train de « tuer » son bébé, car oui, moi je pleurais pensant tuer ma fille, heureusement pour ma deuxième grossesse, ça au moins, je le savais, non je ne faisais pas de mal à mon bébé, juste à moi.

  20. Milka74

    Bonjour, je souffre d’hg , je vous épargne mon récit , jai essaye quasiment tous les traitements sauf ceux qui existe au Canada (diclectin) et en Espagne (cariban), on dit que le donormyl Avec vitamine cest pareil mais non ce n’est pas le cas, y’a pas l effet retardé , qui a essayé un régime hyperproteines , une dame ( Chantal ) affirme que cela fonctionne , elle a accouché de 2 enfants , mangeait du poisson blanc , réintroduisait des légumes de quand ca n n’allait pas re mangeait du poisson blanc , elle dit avoir fini sa grossesse en mangeant que des protéines , les filles enceinte essayez et donner votre avis , merci

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    1. Mothertrotter Author

      Bonjour Milka74. Je n’ai jamais entendu parler de régime hyperprotéiné contre l’hg. Cela suppose de savoir manger un minimum…ce n’était pas mon cas. Je ne sais pas si quelqu’un pourra te répondre ici. Je te conseille de rejoindre le groupe : « Le groupe 9 mois avec ma bassine » sur facebook. Tu pourras y trouver du monde pour poser tes questions et échanger. Plein de courage à toi !

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  21. Nila

    Je me sens tellement moins seule en vous lisant.
    Actuellement enceinte de 13 SA, je souffre d’HG depuis la deuxième semaine. C’est ma troisième grossesse mais première HG.
    J’ai aussi eu droit à « mais c’est normal de vomir, on passe toute par-là, tu n’es pas malade mais enceinte … Alors j’ai fermé ma bouche, j’ai bossé, assuré à la maison jusqu’au jour où avec 6 kgs en moins en trois semaines, des malaises, du sang dans les vomissements (jusqu’à 25 par jour), ne tenant plus debout je suis allée chez mon doc. Hospitalisation pendant 4 jours sous Largactil en perf. Depuis je suis sortie sous Donormyl qui me permet de vaguement m’alimenter mais les nausées sont permanentes et les vomissements encore fréquents. Je suis épuisée, déprimée, inquiète.
    Heureusement mon mari et mes enfants sont super géniaux avec moi …

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    1. Mothertrotter Author

      Oh mon coeur compatit en te lisant ! Je sens à tes mots que tu vis bien la même chose que moi. Je ne peux que te crier haut et fort de tenir bon parce que pour moi c’est fini et bébé est là… Si merveilleux. Le bonheur est au bout. Courage. Et bravo à ton médecin qui a pris la décision de t’hospitaliser. Est-ce que le donormyl te reussit ?

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  22. Nila

    Le donormyl + l’ auto-hypnose me permettent d’éviter quasiment tous les vomissements depuis une semaine. Mais la sensation de nausée est toujours bien là malheureusement …
    Echo mercredi, il me tarde de voir que tout cela n’est pas pour rien, j’angoisse …

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  23. Marion

    Merci pour ce témoignage d’une vérité poignante.
    Je suis actuellement enceinte de 10 semaines et je souffre d’hg, j’ai perdu 5 kg en 3 semaines et me suis fait hospitalisé déjà 2 fois. Et le miracle est apparu la gynécologue m’a mis sous perfusion de zofran, tous les jours un infirmier vient chez moi pour me perfuser. Et l’effet est instantané, je commence à retrouver de l’appétit, à réussir à me remettre debout, je reaprend à vivre…

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  24. Adeline

    Merci pour ce superbe témoignage! La lutte pour gagner du temps avant de vomir, c’est ce que j’ai vécu pour ma 1e grossesse: nourrir bébé à tout prix et éviter l’hospitalisation… Du coup je mangeais très calorique (féculents, fromage). Après avoir essayé les primperan et autres, mon gynécologue m’a prescrit des comprimés de Largactil. J’étais shoutée en permanence mais au moins je vomissais seulement 10 fois par jour. Ca a disparu à 5,5 mois de grossesse (remplacé par les remontées acides).
    Pour la prochaine grossesse, et oui!, j’essaierai le gingembre, les bracelets d’accupressure, et l’homéopathie dès la 1e nausée, avant de reprendre si besoin les comprimés de Largactil. Au pire, ça dure 9 mois, mais on a un enfant pour la vie… C’est ce qui me faisait tenir…
    Bon courage à toutes celles qui en souffrent actuellement!

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  25. Maya

    Merci beaucoup pour ce témoignage… Si seulement on sensibilisait à cette maladie!
    Je suis enceinte de mon 2ème enfant et j’ai effectivement l’impression que la 1ere grossesse était presque une partie de rigolade, pourtant 7kg perdus en 4 mois. Je suis à 10SA et j’ai déjà perdu 4,5kg, je ne peux plus travailler pour le moment, ni m’occuper de mon aîné qui n’a même pas encore 4 ans…C’est dur de se sentir si faible et impuissante.
    Je redoute l’hospitalisation…J’espère ne pas en arriver là, mais c’est une lutte acharnée…
    Merci en tous cas de nous faire sentir moins seules…!

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  26. Heaven

    Je suis enceinte de 13sg et je sors d une hospitalisation de 4jours. Je souffre aussi d hg et c est difficile a vivre . La je suis sois donormyle et cela fait une semaine que je n ai pas vomi . J avais perdu 5kg dont 2 en 48h . J ai toujours des nausées et vient de revomir mon repas de ce soir. Je suis une loque si je m active de trop je le paie cher le lendemain en nausee. vivement la fin . C est ma premiere grossesse et je pense que ce sera la derniere.

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    1. Mothertrotter Author

      Courage. A ce stade de la grossesse, tu peux espérer que ça aille bientôt mieux. Je te le souhaite. Est ce que tu es soutenue et comprise par ton entourage ?

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  27. charlotte

    Merci beaucoup pour cet article qui résume si bien le calvaire vécu… début de ma deuxième grossesse: j’avais tout anticipé après l’horreur de la première. Je suis même allee voir le Dr Deruelle avant de retomber enceinte ( le spécialiste dont tu parles dans ton article ), super gentil et de bons conseils. J’ai pris du donormyl dès le test positif, et maintenant à bientôt 8SA, c’est quand même le calvaire même si je vomis peu. Je ne peux pas bouger de mon lit, impossible de m’occuper de mon garçon et ça c’est dur. Je remarque entre ma première grossesse en 2014 et celle-ci une prise en charge meilleure qu’avant ( Merci Kate !… ). Peut-être que dans quelques années l’hyperemese sera une maladie connue et traitee comme il faut. En attendant, on morfle et on attend que ça passe comme si le monde s’arrêtait de tournait pour nous pendant des semaines voire des mois pour les moins chanceuses

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